Les Grandes Heures Automobiles 2018

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Quelques semaines après les Grandes Heures Automobiles, qui se sont déroulées à Montlhéry, il est temps de revenir sur cet événement. De nombreux articles ont brillamment couvert les riches plateaux engagés cette année. Pour ma part, je vous propose de faire un pas de côté pour nous intéresser aux voitures des visiteurs et des clubs. Là aussi, il y a de très belles choses à contempler.

Commençons par le morceau de choix, la part du lion, la cerise sur le gâteau et le gâteau en même temps. Il s’agit de mon Best of Show, a savoir une splendide (le terme est faible) Facel Vega Facel II exposée par le club de la marque. Succédant à la fantastique HK500 (oui, les superlatifs sont nombreux lorsque je parle de Facel Vega), la Facel II est produite à un peu moins de 200 exemplaires de 1961 à 1964. Pour ma part, c’est la première fois que je pouvais en contempler une et je suis tombé à l’arrêt devant ces lignes parfaites. Gasp.
A ses côtés, la Facel 6 brillait de mille feux mais ne pouvait se prévaloir d’un équilibre parfait des lignes. Il n’y a de place que pour un seul soleil !

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Les populaires sont représentées par une belle Simca Rallye 2, excusez du peu, dans une teinte orange pop qui lui va à ravir. Encore moins courante, une Citroën BX GTi 4×4 de 1989, par ailleurs à vendre.

On passe chez le losange avec cette Alpine Renault A110 1600 SX, arborant une peu courante mais seyante teinte verte. Exit le sempiternel bleu, cette couleur permet de redécouvrir le modèle, représenté ici par la dernière année de production avec une version équipée du moteur de la R16TX.

Le bleu est peut être classique sur une Alpine, n’empêche qu’il claque bien et m’a fait les yeux doux sur cette A110 victorieuse du Tour de Corse en 1972, pilotée par Jean-Claude Andruet et Biche. Allez, je me laisse aller à un second Best of Show pour elle.

Restons au rallye avec cette Citroën DS21 un peu spéciale, un coupé de 1972 engagé à la Ronde Hivernale de Chamonix avec Björn Waldegaard au volant. Quatre décennies plus tôt, Peugeot réalise la promotion de son modèle 301 en réalisant un prototype équipé d’une carrosserie profilée, tandis que châssis et mécanique sont de série. La voiture couvrira 2650km en 24h sur le circuit de Miramas.

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La proximité de Marseille avec la frontière italienne nous donne l’occasion de nous intéresser maintenant au savoir-faire transalpin. Et il comptait de forts beaux représentants à Montlhéry !
La plus remarquable était sans doute cette Fiat méconnaissable suite à son passage chez Abarth et Zagato. Il s’agit de la Fiat Abarth 750 Zagato Sestriere de 1960. Basse, très basse, elle est profilée pour fendre l’air et l’amener aux deux sculpturales écopes du capot arrière. Quelle beauté!

Quelques mètres plus loin se reposait une Maserati 4000 Quattroporte, de la génération 1963-69. Elle était accompagnée d’une séduisante, bien qu’avec quelques signes de fatigue, Alfa Romeo 2000 coupé Bertone. Un modèle qui me fait rêver depuis toujours mais dont la cote l’éloigne toujours un peu plus de moi.

Rare et baroque, une Maserati Khamsin nous montre son original hayon arrière surplombant une vitre verticale. Améliore-t-elle la visibilité arrière ou la vision sur les bagages contenus par le coffre ?

En fin de journée, à l’occasion d’un dernier passage dans les stands, une Ferrari de plus est garée en toute discrétion. Pourtant, il s’agit là encore d’une modèle rare, l’une des 65 exemplaires de 275 GTB réalisés en aluminium.

Achevons ce rapide tour des Grandes Heures en nous intéressant aux productions allemandes. En premier lieu avec un coupé qui nous rappelle que le paysage automobile outre-Rhin n’a pas toujours été tel qu’on le connaît aujourd’hui. En 1966, BMW fait l’acquisition de son compatriote Glas, une marque fondée en 1883. A cette occasion, le joli coupé dessiné par Frua et lancé en 1964 devient une BMW, produite à un peu moins de 1300 exemplaires. La production cessera en mai 1968, sans aucun rapport avec les fameux Evénements.

La même année, BMW lance la série 2002, qui connaîtra de nombreuses versions, tant en carrosseries (berline, coupé, cabriolet …) qu’en motorisations, parmi lesquelles la sulfureuse 2002 Turbo. Qu’en est-il de celle-ci, est-ce une Turbo ou une version bien plus sage gréée d’ailes larges ?
Vous vous exclamez sans doute « et Porsche? ». Voilà de quoi vous combler avec une rutilante 356 Speedster et une classique, mais belle, 911 Carrera.

Bref, vivement l’édition 2019.
Pierre-Yves Etienney
Written by Jack

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