Histoire : CHEVROLET VEGA

Histoire

 

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La Chevrolet Vega fait partie de la deuxième vague de voitures compactes lancés par les constructeurs de Detroit dans le but de contrer l’ invasion des voitures importées d’ Europe (La première vague – avec, notamment, la Ford Falcon, la Chevrolet Corvair ou la Plymouth Valiant – avait été lancée une dizaine d’ années auparavant dans le même but. En particulier pour faire barrage à la Volkswagen Beetle). Toutefois, à quelques exceptions, leurs résultats commerciaux seront, comme pour les premiers, assez mitigés. Contrairement à son concurrent Ford, qui reprenaient le plus souvent des moteurs ainsi que d’ autres composants mécaniques de leurs autres modèles (provenant parfois de ses filiales européennes, ici, un nouveau moteur sera spécialement conçu pour la Vega.

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La promotion de la future Vega commença dès 1968, soit deux ans avant la date prévue pour sa commercialisation, en annonçant qu’ apparaîtrait bientôt une nouvelle voiture compacte spécialement adaptée aux goûts des automobilistes américains. Afin d’ être sûre de pouvoir répondre à la demande qui, l’ état-major de General Motors n’ en doutait pas, serait grande, la décision fut prise de faire construire la Vega dans l’ usine de Lordstown, dans l’ Ohio, l’ une des usines de construction automobile les plus modernes non seulement du groupe GM mais aussi de tout le pays. Toutefois, en septembre 1970, alors que la nouvelle Chevrolet n’ est entrée en production que depuis un peu plus de deux mois et que 24 000 Vega seulement ont été construites, l’ usine de Lordstown est frappée par une grève qui durera deux mois et demi. Ce qui ne va pas manquer de mettre du plomb dans l’ aile à l’ image de la Vega. De plus, comme Chevrolet ne supervise pas directement la construction des voitures qui portent son nom – ceci est assuré par une division spéciale de la GM, baptisée GMAD) – et ne peut donc contrôler la qualité de leur assemblage.

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D’ ailleurs, même après la reprise du travail, il continuera à régner à Lordstown une atmosphère empoisonnée. Ce qui ne va bien sûr pas arranger les choses pour la Vega. Les problèmes se poursuivent en effet avec le rappel de pas moins de 132 000 voitures à causes d’ un risque d’ incendie du carburateur. De plus, les blocs-cylindres de celui-ci sont soumis à la distorsion due à la surchauffe, ainsi qu’ à une usure prématurée entraînant une forte augmentation de la consommation d’ huile. La carrosserie, elle non plus, n’ est pas épargnée par les problèmes. ceux de la rouille. General Motors espérait vendre 400 000 Vega par an.

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Ce chiffre ne sera quasiment jamais atteint. la meilleure année de production de la Vega sera 1973, où elle atteindra les 395 000 exemplaires. Chevrolet tentera de gommer la mauvaise image du moteur de la Vega avec l’ introduction, en 1975, d’ un double arbre à 16 soupapes conçu par Cosworth. Malgré ses qualités, seul un peu plus de 3 500 exemplaires de cette version sportive seront vendus. Malgré que le reste des moteurs proposés au sein de la gamme se montrent enfin fiables, la mauvaise réputation de la Vega est faite et celle-ci disparaît en 1977, sans laisser beaucoup de regrets.

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Texte Serge Buren

Written by Jack

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