CHEVROLET CAPRICE et IMPALA – Flic Story. Ep3

Histoire

 

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Au fil des années, avant tout à cause des nouvelles normes de sécurité plus que pour des raisons esthétiques, la longueur de la Caprice avait sensiblement augmentée au fil des années, passant ainsi à 5,63 mètres en 1973, à 5,65 m l’ année suivante, pour atteindre finalement 5,66 m avec l’ apparition des modèles du millésime 1976. Seuls des changements mineurs furent apportés pour ce qui sera la dernière année de production de cette génération. Les plus marquants ou distinctifs étant une nouvelle grille de calandre, inspirée de celle de la Cadillac Calais, DeVille et Fleetwood, ainsi que de nouveaux phares rectangulaires. Les motorisations ne connaissant aucun changement notable. Ce fut aussi la dernière année de production pour le V8 7,4 litres, qui quitta alors la scène (pour la Caprice comme pour le reste de la gamme Chevrolet ou des autres divisions de General Motors), sa consommation et ses émissions de pollution ne répondant plus au contexte de l’ époque, fort défavorable pour les moteurs de grosse cylindrée. Les berlines hard-top disparurent aussi avec cette génération du modèle, ce type de carrosserie ne répondant plus aux règles de sécurité. la prochaine génération de la Caprice abandonnera elle, sur le break, le système de la cinquième porte escamotable en deux parties pour revenir à un hayon classique. Cette seconde génération de la Caprice fut aussi la plus grande de toutes ainsi que le plus grand modèle jamais produit par Chevrolet.

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1977 – 1990

 

Au milieu des années 1970, lorsque Chevrolet entame l’ étude de celle qui doit devenir la troisième génération de la Caprice, les conséquences de la crise pétrolière qui a éclatée deux ans plus tôt vont poser d’ une forte influence sur le projet. Tous les constructeurs revoient alors la taille de leurs modèles à la baisse et Chevrolet, comme les autres, n’ échappe pas à cette cure d’ amaigrissement drastique et sans précédent. Par rapport à sa devancière, la nouvelle Caprice, présentée en 1977, voit ainsi sa longueur baissée de 28 cm (5,38 mètres contre 5,66 m pour sa devancière). Toutefois, l’ empattement, lui, ne voit sa taille réduite que de 14 cm et sa largeur de 10 cm, tandis que la hauteur de la voiture, elle, augmente, passant de 1,36 m à 1,40 m. Cette différence de longueur alors que l’ empattement se voit amputé de quelques centimètres seulement, s’ explique par une réduction conséquente des porte-à-faux avant et arrière. Si bien que cette nouvelle monture fait presque figure de berline compacte par rapport à celle qu’ elle remplace. Même si sa taille la place pourtant à côté des plus grosses berlines européennes.

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Bien qu’ elle avait le statut de modèle haut de gamme de la marque Chevrolet, la Caprice troisième du nom partageait la plate-forme de la Chevelle, qui occupait, elle, le rôle de modèle intermédiaire de la gamme. Même si les effets de la récession avait entraîné la chute progressive des ventes des modèles full-size, beaucoup d’ observateurs ont considéré que donner le rôle de vaisseau amiral d’ une marque à un modèle qui se classait, par son gabarit, dans la catégorie des berlines médium size était un grand risque (Nombreux étaient, en effet, ceux qui étaient convaincu que cette crise énergétique ne durerait pas et que, bientôt, les choses reprendraient, sur le marché automobile américain, comme elles étaient avant que le choc pétrolier n’ éclate). Pourtant, aussi osé que puisse paraître le pari, Chevrolet et General Motors le remportèrent haut la main. C’ est d’ ailleurs le succès de la Caprice qui incitera Ford a lancé la nouvelle génération de la LTD (à laquelle on adjoindra le patronyme Crown Victoria) et Chrysler à créer sa famille des K-Cars (du nom de leur plate-forme commune): Dodge Aries, Plymouth Reliant et autres…

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Lors de sa présentation, la Caprice est disponible en trois carrosseries: berline, coupé et break. Ce dernier pouvant être équipé d’ une troisième rangée de sièges, qui permet ainsi de faire passer la capacité d’ accueil de six à huit personnes. Pour la première fois depuis la première génération de la Caprice, lancée en 1965, le moteur V8 n’ était plus la motorisation standard du modèle, ce rôle étant désormais occupé par un six cylindres en ligne de 4,1 litres développant 110 ch. Une conséquence, là aussi, de la flambée des prix des carburants, qui obligeaient les constructeurs à proposé des moteurs plus économiques sur la plupart de leurs modèles. Les deux autres moteurs proposés au catalogue étaient un V8 de 5 litres ou 5,7 l, fournissant respectivement 145 et 170 ch. C’ était la première fois que le V8 small block (le 5.0 l) était proposée sur le modèle haut de gamme de Chevrolet. Il avait été introduit un an à peine auparavant sur les modèles intermédiaires de la gamme. Les big blocks (6,6 litres et 7,4 litres qui équipaient la précédente génération, eux, devenus bien trop gourmands, ont été abandonnés. Dès sa première année de commercialisation, la nouvelle Caprice devint la voiture américaine la plus vendue aux Etats-Unis, avec plus de 660 000 exemplaires vendus. Un record qu’ elle battue à peine deux ans plus-tard avec plus d’ un million d’ exemplaires de la Caprice produits (en comptant les sites de production au Canada ainsi qu’ au Venezuela).

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En 1980, la Caprice reçue ses premières modifications notables depuis son lancement, trois ans plus-tôt. Sur le plan esthétique, le dessin de la calandre et des feux arrières furent modifiés, ainsi que les contre-portes dans l’ habitacle. Une utilisation plus grande de l’ aluminium a, par ailleurs, permit de réduire le poids de la voiture de près d’ une cinquantaine de kilos par rapport aux modèles du millésime précédent. Sur le plan des motorisations, le 6 cylindres en ligne de 4,1 litres est remplacé par un nouveau V6 3,8 litres de 115 ch. Le V8 « de base » de 5 litres est, lui, remplacé par un nouveau bloc de 4,4 litres (qui est devenu le moteur standard pour les breaks) délivrant la même puissance que ce dernier. (Le V6 était destiné en particulier aux Etats américains qui appliquaient les normes anti-pollution les plus strictes, comme la Californie). Le V8 de 5 litres, lui, n’ est plus disponible qu’ en option mais voit sa puissance passée à 155 ch. Quant au V8 5,7 litres, il n’ est plus monté que sur les voitures destinées aux forces de Police. A signaler aussi que les breaks pouvaient aussi recevoir, en option, un V8 diesel (lui aussi de 5,7 litres) de 105 ch, d’ origine Oldsmobile. Une option qui sera étendue à l’ ensemble de la gamme en 1982. Le millésime 1983 voit, lui, la disparition du V8 4,4 litres ainsi que de la version coupé. Laquelle – sans-doute à cause d’ une demande de la clientèle – fait cependant son retour dès le millésime suivant. Le V8 diesel devient la motorisation standard pour les breaks. Pour combler l’ absence de modèle haut de gamme au sein de la marque Pontiac, un clone de la Caprice fut vendue, à partir de 1984, sous le nom de Pontiac Parisienne, uniquement sur le marché canadien. A l’ exception du nom et des emblèmes, à l’ intérieur comme à l’ extérieur de la voiture, celle-ci ne diffère en aucune façon de la Caprice. Si la berline disparue à peine deux ans plus-tard, le break, en revanche, resta disponible jusqu’ en 1989.

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A suivre

Written by Jack

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