CADILLAC 1949 – 1953 – On The Road Again ! EP4

Histoire

CADILLAC - 10

Preuve de la robustesse et du potentiel en matière de performances du nouveau V8 Cadillac, ce moteur s’ illustrera également dans le domaine de la compétition. Notamment grâce au pilote Briggs Cunningham, qui engagera, à titre privé, deux Cadillac aux 24 Heures du Mans en 1950. Si la première est un coupé de la Série 61, pratiquement identique au modèle de série, la seconde, en revanche, a été radicalement modifiée en prévision de l’ épreuve. La voiture ayant, en effet, abandonnée sa carrosserie de série pour celle d’ une barquette dont les lignes très simples et fort anguleuses ne sont pas sans rappeler celles d’ un char d’ assaut (C’ est sans doute pour cette raison qu’ elle sera surnommée « Le Monstre » par le public). Si elle n’ est, certes, pas la plus élégante des voitures qui participent à la compétition, l’ efficacité, l’ aérodynamique ainsi que la simplicité de réalisation et de répération ont, ici, prévalus sur toute autre considération. Tout comme le coupé, elle conserve toutefois, elle aussi, une mécanique sans aucune modification par rapport à celle des Cadillac « ordinaires ». Pilotée par Briggs Cunningham lui-même, elle terminera à la 11ème place du classement général (Le coupé Sixty-One réussisant, lui, à décrocher la 10ème place au même classement). Une double victoire qui sera largement commentée dans la presse, aussi bien en France qu’ aux Etats-Unis, éclipsant presque la performance réalisée par la monture du Britannique Sydney Allard avec sa J2, elle aussi motorisée par un V8 Cadillac, qui finira troisième de l’ épreuve mancelle et première dans la catégorie des voitures de plus de 5 litres. L’ année suivante, Cunnigham, avec sa propre écurie de course, passera aux moteurs Chrysler, tandis que les Allard, elles, resteront fidèles aux moteurs Cadillac et continueront, avec eux, d’ engranger les succès.

CADILLAC - 12

Après cinq années d’ une carrière riche de succès, cette première génération de Cadillac d’ après-guerre quittera la scène à l’ automne 1953 pour laisser la place à de nouveaux à une nouvelle lignée. Si, en apparence, les nouveaux modèles du millésime 1954 ont simplement reçus une face avant redessinée (Avec une capot et une calandre en forme d’ étrave), ils n’ ont, en réalité, plus aucun panneau de carrosserie en commun avec ceux des années précédentes. Plus sans doute que toute autre dans l’ histoire de la marque, cette décennie sera véritablement celle de l’ âge d’ or pour Cadillac, celle-ci conservant tout au long des années cinquante sa place de leader incontestée sur le marché des voitures américaines de prestige. Les (riches) acheteurs américains en quête d’ encore plus d’ exclusivité se tourner vers les marques de luxe européennes, comme Mercedes, Jaguar ou Rolls-Royce. Les Cadillac, aussi luxueuse, puissantes et ultra-équipées qu’ elles soient restant, d’ une certaine façon, des « productions de masses », alors que les voitures de sport ou de prestige allemandes et anglaises, elles, sont encore, à l’ époque, construites, en grande partie, à la main. Cette concurrence étrangère n’ entamera cependant en rien le succès ni le prestige des Cadillac aux yeux des Américains, comme ailleurs dans le monde d’ ailleurs, où la marque jouissait d’ un prestige égal à celui de Rolls-Royce. Aujourd’ hui, n’ importe quelle Cadillac des fifties peut se vanter d’ un statut d’ icône et, plus sans doute que n’ importe quelle autre américaine de cette époque dorée, elle symbolise pour beaucoup une époque « magique ».

CADILLAC - 16

Philippe Boulier

Written by Jack

Laisser un commentaire