CHRYSLER LE BARON – Américaine à la sauce japonaise et européenne. Episode 1

Histoire

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Le nom LeBaron a une longue histoire chez Chrysler puisque’ il est non seulement l’ un des plus anciens mais aussi l’ un des plus utilisés dans l’ histoire de la marque. En ayant servi, au fil des époques, à désigner des modèles de catégories toutes différentes.

A l’ origine, LeBaron était le nom d’ un carrossier, fondé en 1920 à Bridgeport dans le Connecticut (nord-est des Etats-Unis), qui, au début des années 30, fut chargé par Chrysler de la réalisation des carrosseries de ses modèles haut de gamme. Ce qui sera le cas jusqu’ à ce que le groupe Briggs, dont faisait partie LeBaron Incorporated, soit racheté par le groupe au pentastar en 1953. En 1957, lorsque les Imperial, qui désignait jusque-là le modèle amiral de Chrysler, devient une marque à part entière, le nom LeBaron est alors choisi pour désigner le modèle haut de gamme de cette nouvelle marque.

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Lorsqu’ en 1975, la marque Imperial est supprimée, le nom LeBaron refait, pour la première fois depuis trente-six ans, son apparition sur une Chrysler. En l’ occurence, sur un modèle appartenant à la catégorie des mide-size, utilisant la plateforme de la Dodge Aspen, mais qui était classée, ici, dans une autre catégorie, celle des M-Body, dans laquelle figuraient également la Chrysler Town and Country, la Dodge Diplomate et la Plymouth Gran Fury. La Chrysler LeBaron se présentant, elle, comme une version plus cossue de la Dodge Aspen et de la Plymouth Volare.

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Après une carrière assez courte (quatre ans à peine), celle-ci céda la place à une nouvelle génération, entièrement nouvelle, qui utilisait cette fois la plateforme Type K. Apparue l’ année précédente avec le lancement des Dodge Aries et Plymouth Reliant, cette nouvelle plateforme, ainsi que ses dérivés, servira de base à quasiment tous les modèles de tourisme du groupe Chrysler durant les dix années suivantes.

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Outre les deux modèles déjà cités, la plateforme K était alors aussi utilisée par la Chrysler Town and Country et par la Dodge 400. En plus de la berline et du coupé, une version cabriolet rejoignit aussi le catalogue en 1982. Il s’ agissait alors de la première voiture décapotable construite en série par un constructeur américain depuis la disparition de la Cadillac Eldorado cabriolet en 1976. Une version break, reprenant l’ appellation Town and Country, comme pour sa devancière, fit également son apparition cette année-là. Une version spéciale du cabriolet, reprenant la dénomination ainsi que les décorations latérales en faux-bois de cette dernière, fut proposée au catalogue Chrysler entre 1983 et 86, rappelant ainsi la version homonyme construite sur les décapotables dans les années 1940.

Au total, seuls 1 105 exemplaires de ce nouveau cabriolet Town and Country furent cependant construits en trois ans. Bien que reprenant la base technique de l’ Aries et de la Reliant, la Chrysler LeBaron s’ apparentait plus, par ses lignes, aux modèles de la Série E. Dérivée de la plateforme K, dans une version à empattement rallongé, cette dernière servit de base aux modèles haut de gamme du groupe Chrysler (Chrysler New Yorker, Dodge 600 et Plymouth Caravelle) entre 1983 et 88.

L’ un des rares changements notables que connut ce modèle au cours de sa carrière fut, en 1986, un léger lifting au niveau sur la face avant (avec des répétiteurs de clignotants sur les ailes) et la portière arrière, avec des formes revues afin d’ améliorer l’ aérodynamisme.

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Le coupé et le cabriolet ont été supprimés en 1987, remplacés par un nouveau modèle de la Série J (autre dérivé de la plateforme K). La berline et le coupé, eux, poursuivant leur carrière jusqu’ en 1988. Une nouvelle (et dernière) génération de la berline LeBaron, version plus luxueuse des Dodge Spirit et Plymouth Acclaim, fera son apparition en 1990.

La génération des leBaron deux portes diffusée en Europe dans les années 90 était destinée à remplacer les versions coupés et cabriolet de la berline LeBaron « classique » (celle sortie en 1982 et dont la carrière s’ arrêtera en 1988) qui viennent d’ être supprimées du catalogue.

Basée sur la plate-forme J-cars (autre dérivé de la famille des K-cars), sa ligne s’ inspire toutefois fortement de la berline LeBaron GTS. (Parallèlement, après la disparition de la LeBaron « classique », une nouvelle – et dernière – génération du même nom fera son apparition en 1990, et sera aussi vendue sous les noms de Dodge Spirit et Plymouth Acclaim).

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Le modèle dont il est question ici sera donc proposé uniquement en coupé et cabriolet (la version berline existant déjà sous le nom de GTS). La première version se caractérise par quatre phares carrés dissimulés sous deux grandes panneaux rectangulaires amovibles. Avec sa calandre style « cascade », son pare-brise fortement incliné; sa ligne qui, de profil, rappelle une flèche ou la lame d’ un couteau et ses feux arrières qui couvre toute la largeur de la voiture (seules les parties situées aux angles étaient toutefois réellement éclairées), son style tranchait radicalement avec celui, suranné et aux lignes tracées à la règle et à l’ équerre, de sa devancière. Un style qui se voulait à la fois sobre et moderne et destinée à attirer une clientèle « jeune » qui, jusqu’ ici, pour les modèles grand tourisme de taille compacte, regardait plus du côté des modèles japonais ou européens.

La suite demain

Written by Jack

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