Monaco va accueillir Michel Vaillant en mai

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MICHEL VAILLANT A MONACO Grimaldi Forum Monaco Espace INDIGO (Entrée libre et gratuite) Du 4 au 9 mai 2017 Cette exposition a pour but de rendre hommage aux deux plus grands mythes de l’histoire automobile que sont Monaco et Michel Vaillant. En effet, au même titre que l’oeuvre de Jean Graton, Monaco est devenu un symbole mythique de la course auto. Le Grand Prix de Monaco ou le Rallye Monte-Carlo ont apporté au sport automobile des lieux-culte, associés à d’inoubliables exploits humains. Ces théâtres de la dramaturgie de la compétition automobile ont été représentés par Jean Graton tout au long de son oeuvre Michel Vaillant, devenue en soixante ans, la bande dessinée culte de l’aventure automobile. Monaco fut représenté maintes fois par Jean Graton dans les aventures de Michel Vaillant. On peut observer, au fil des 70 albums des exploits du plus célèbre pilote de la BD, l’évolution du circuit le plus célèbre du monde. Le voyage est fantastique, car ce regard croisé entre un lieu et une oeuvre offre une vision originale, créative, artistique et technologique d’une aventure sportive et artistique. L’exposition présentera dans l’Espace Indigo : 20 planches originales et 20 Art Strips, dans une scénographie originale Définition des Art Strips chez Michel Vaillant : En manipulant les planches originales de Michel Vaillant, Dominique Graton, Directrice artistique de la Fondation Jean Graton, a été interpellée par le fait que la bande dessinée est le seul art où l’on réduit le travail de l’artiste pour le publier. Elle a décidé de recadrer les dessins de la plus belle période de Jean Graton de 1957 à 1975, en retravaillant parfois les couleurs de la gomme de gouache utilisée à l’époque par la femme du dessinateur. Elle scanne les originaux et fait des séries limitées à 30 exemplaires de très grands formats sur deux types de support : le plexiglas ou sur du papier très haut de gamme. On retrouve alors des détails qu’on ne voit pas dans la bande dessinée comme des coups de crayon mal gommés. Autre innovation de Jean Graton habilement reprise dans ces Art Strips : la bande son pour les bruitages du type VROOINN, VROOAR, qui avait bien sûr sa raison d’être graphique mais qui permettait de faire bouger les voitures et rendre perceptible au lecteur le sentiment de vitesse. Cette démarche rend pleinement hommage au talent d’artiste de Jean Graton.

JEAN GRATON, UN DESSINATEUR EN POLE POSITION Jean Graton, Français, né à Nantes le 10 août 1923, est l’auteur de « Michel Vaillant ». Son père est commissaire au Club Motocycliste Nantais et organise des courses régionales. « Le parfum de ma jeunesse, se souvient Jean Graton, c’est celui de l’huile de ricin » qui, mélangée à l’essence, alimente les moteurs deux-temps de l’époque. La seule concession faite par son père aux quatre roues, ce sont… les 24 Heures du Mans, auxquelles il assiste régulièrement. Mais très vite, la vie force le jeune garçon à se débrouiller tout seul. A 11 ans, il perd sa mère et, l’année de ses 16 ans, son père est fait prisonnier par les Allemands. Pour subsister, Jean s’engage au chantier naval où, dans des conditions éprouvantes, il passe son C.A.P. d’ajusteur. “Le fait de travailler en usine, sous les ordres d’un con, dans une espèce de kibboutz; d’être obligé de faire tout ce qu’on déteste, de se faire engueuler, tout cela m’a donné un objectif: dans la vie, je ferai ce dont j’ai envie, quitte à prendre des risques.” A l’occasion de son service militaire, Jean Graton quitte le chantier naval et ses mauvaises fréquentations du Quai de la Fosse. A sa démobilisation, plus question de retourner au chantier. Jean croit qu’il a une chance, un don: depuis son plus jeune âge, il dessine. A huit ans déjà, l’un de ses dessins réalisés chez sa grand-tante de Bruxelles est publié dans le journal Le Soir. Lors de son service militaire, son don lui permet d’échapper à bien des corvées. Alors, pourquoi ne pas en vivre? Après une expérience plutôt désolante dans le souvenir breton sur bois en pyrogravure, Jean comprend qu’il doit quitter Nantes, trop meurtrie par les bombardements alliés. Il aura plus de chance dans une capitale. Paris ou Bruxelles? En 1947, à 23 ans, Jean quitte sa ville natale pour Bruxelles, car là vit sa grandtante Alice, et il est au moins sûr d’y trouver le gîte et le couvert. A Bruxelles, Jean Graton vend la journée des dessins à des agences, et le soir suit des cours de publicité. Car il ignore que Bruxelles devient le berceau de la bande dessinée. Il rentre au service publicité du journal LES SPORTS, mais continue à prospecter les agences de publicité pour arrondir les dures fins de mois. Et c’est par hasard qu’un vendredi 13, il pousse la porte de l’agence World Publicity Press, où la personne qui l’accueille, au vu de ses dessins, lui demande si la bande dessinée l’intéresserait… La personne qui l’accueille, c’est Jean-Michel Charlier. La « World Press » est en fait le studio de dessin du journal Spirou. Le jour-même, en compagnie de Victor Hubinon, Jean Graton dessine ses premiers “Oncle Paul”. Après quelques histoires complètes dans Spirou, puis dans Tintin, Jean Graton, s’appuyant sur sa bonne connaissance du sport automobile, crée le personnage de Michel Vaillant, dont le premier album sort en 1959.

Parallèlement à Michel Vaillant, il dessine pour l’hebdomadaire Chez Nous les aventures de la famille Labourdet, sur des scénarios de son épouse Francine. Puis, dans les années 70, Julie Wood, une autre série, consacrée celle-ci à la moto. En 1990, un sondage Sofrès/Télé-7-Jours place Michel Vaillant troisième héros d’aventures préféré des Français, après Tarzan et Superman, à égalité avec Batman. L’œuvre de Jean Graton a inspiré de nombreuses vocations, dont celles de champions comme Alain Prost, de journalistes ou de designers devenus célèbres, comme Luc Donckerwolke (Audi, Lamborghini). Aujourd’hui, les exploits de Michel Vaillant comptent 70 albums dont les scénarios, depuis 1994, sont écrits par son fils Philippe. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses adaptations audiovisuelles : un feuilleton télévisé, soixante-cinq épisodes de dessin animé et un film écrit et produit par Luc Besson. Jean Graton est élevé aux grades de Chevalier de l’Ordre de Léopold (en Belgique) et de Commandeur des Arts et des Lettres (en France).

Michel Vaillant et Monaco : destins croisés… Michel Vaillant a été créé en 1957 par Jean Graton. Pour sa première apparition dans les pages de l’hebdomadaire Tintin, dans une histoire-test de quatre pages, le jeune pilote court… à Monaco, le Rallye Monte-Carlo. Monaco, c’est la première victoire d’un héros dont le palmarès n’a pas fini d’impressionner : 75 aventures, 20 millions d’albums vendus, une série télévisée, un film écrit et produit par Luc Besson, des traductions dans de nombreux pays, de vraies Vaillante en course, des Michel Vaillant Art Strips qui font passer l’œuvre de Jean Graton de la BD à l’art contemporain. Mais aujourd’hui Monaco rend hommage à Michel Vaillant, c’est sans doute parce que Michel Vaillant a contribué au rayonnement de Monaco auprès de plusieurs générations de lecteurs. C’est ce que dévoile cette exposition qui permet d’admirer les Michel Vaillant Art Strips, mais également des planches originales de Jean Graton qui ne quittent normalement jamais les coffres de la Fondation Jean Graton. Pour la première fois, une sélection des vingt plus belles planches illustrant Monaco sont exposées et visibles par tous, au Grimaldi Forum, du 3 au 9 mai 2017. Ce voyage thématique dans l’œuvre de Jean Graton est magique, car ces planches originales permettent de mesurer la qualité du travail du dessinateur, son souci du réalisme, sa dimension quasi journalistique, sa technique propre de l’encre de Chine au pinceau, les traces de crayonnés encore présentes, les corrections, les collages, les coloriages à la gouache réalisés par son épouse Francine. L’exposition nous offre aussi un extraordinaire voyage à travers le temps puisque, sur ces planches originales, on assiste à l’évolution de 1957 à 1975 du Grand Prix de Monaco et du Rallye Monte-Carlo. Et plus précisément : Bon sang ne peut mentir (1957) ; une des quatre planches de cette première histoire courte destinée à tester le personnage auprès des lecteurs de l’hebdomadaire Tintin, dont Jean Graton dessina la couverture à cette occasion. On peut dire que Monaco fut le berceau de la naissance de ce héros.

LA HONDA ART CAR JEAN GRATON A découvrir sous la verrière du Grimaldi Forum

Le concept derrière la Honda Art Car Jean Graton est simple. Un « Michel Vaillant Art Strips» soigneusement sélectionné, intitulé « A fond ! », représente Michel Vaillant à travers le tunnel de Monaco alors qu’il poursuit une Ferrari durant le Grand Prix de 1974. Cette scène incarne parfaitement les valeurs de Honda et de Michel Vaillant, à savoir, une passion pour la compétition, l’excellence technique de la vitesse et la volonté de faire quelque chose d’audacieux. Forte de son originalité, la Honda Art Car Jean Graton fut élue comme la plus belle Art Car des concurrentes du Championnat du Monde FIA de Touring Cars en 2016. L’esprit Vaillant a été honoré par Lord March, le fondateur du Festival of Speed de Goodwood. Selon Dominique Graton, son caractère unique est souligné par : la mise en mouvement d’une voiture de course exceptionnelle, parée d’un visuel issu de la saga culte qui a fait rêver des générations de passionnés depuis 60 ans. Jean Graton est l’homme qui a fait rentrer l’automobile dans la bande dessinée. Cet Art Car Jean Graton symbolise cela de façon quasi littérale : l’automobile est « enveloppée » par l’oeuvre de Jean Graton, comme emballée dans une case BD.

Crédits Michel Vaillant

Written by Jack

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